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Réussir la transition énergétique

Contexte et enjeux

Par sa démarche et son action, l’Association négaWatt propose des solutions pour faire face aux enjeux énergétiques, environnementaux et sociétaux des prochaines décennies.

Contenir « l’emballement » du climat

La combustion des énergies fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz naturel fossile, ainsi que certaines pratiques agricoles et industrielles émettent différents gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, gaz fluorés). Ces gaz, en modifiant les échanges thermiques dans l’atmosphère, entraînent une hausse de la température moyenne à la surface de la Terre aux multiples conséquences : disparition d’espèces végétales et animales, hausse du niveau des océans, phénomènes climatiques extrêmes plus fréquents : tempêtes, inondations, sécheresse, etc.
Pour éviter un emballement du climat aux conséquences irréversibles, il nous faut limiter l’augmentation de la température moyenne de la Terre à +2°C, voire +1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle [1].

Répondre à la raréfaction des ressources fossiles

Les gisements d’énergies fossiles dans le monde sont dérisoires : quelques décennies de pétrole et de gaz au rythme de consommation actuel, un peu plus pour le charbon, c’est très peu au regard du temps nécessaire à la transformation de nos systèmes énergétiques.

Ils sont d’autre part de moins en moins accessibles à un coût économique et environnemental acceptable. L’exploitation des schistes bitumineux, des gaz de schistes et autres fossiles dits non conventionnels n’est plus permise.

Maîtriser les risques technologiques et environnementaux

Notre système énergétique présente des risques non négligeables pour l’homme et son environnement. Marées noires, explosions minières, accidents nucléaires, ... de nombreuses catastrophes directement liées à notre consommation d’énergie sont survenues à travers le monde depuis le début de l’ère industrielle.
Le basculement vers un mix énergétique composé exclusivement d’énergies renouvelables permet de réduire sensiblement ces risques technologiques et environnementaux.
Le nucléaire, très présent dans l’Hexagone et qui fait l’objet de nombreux débats, n’est bien entendu pas exempt de risque. Quelle que soit sa contribution, le problème des déchets, le risque d’un accident majeur, ainsi que la prolifération des matières radioactives constituent une menace considérable, qui ne peut être justifiée par sa contribution (réelle ou supposée) à la lutte contre le dérèglement climatique [2].

Partager équitablement les ressources et apaiser les conflits

L’accès à l’énergie, besoin vital, est marqué par une profonde inégalité entre pays riches, qui représentent une minorité de la population mais s’octroient la majorité de l’énergie commercialisée, et pays pauvres, dont les habitants n’ont bien souvent pas d’autre solution que de massacrer l’environnement pour satisfaire leurs besoins de base.
Ainsi, la surconsommation la plus débridée côtoie des pénuries criantes : un citoyen américain consomme à lui seul 8 tonnes d’équivalent-pétrole par an, alors qu’un habitant du Bangladesh doit vivre avec 40 fois moins.
La consommation d’électricité est encore plus inégale : plus de 7000 kWh par an et par personne en France, contre … 65 kWh seulement en Éthiopie, soit 100 fois moins. Et un tiers de la population mondiale reste tout simplement privée d’électricité.

Cette inégalité se propage à l’intérieur même des pays développés. En France, la précarité énergétique touche plusieurs millions de ménage.

La crainte de la pénurie dans les pays riches conduira de plus en plus à la guerre pour le contrôle des ressources d’énergie dans les pays les plus pauvres.

Comment en est-on arrivé là ?

La consommation mondiale d’énergie est restée très longtemps stable lorsque l’homme n’utilisait l’énergie que pour sa survie et ses besoins alimentaires. À partir de 1850 la révolution industrielle a provoqué une augmentation brutale des besoins en énergie. Celle-ci n’a cessé ensuite de croître de façon explosive sous l’effet conjoint de l’augmentation du niveau de vie et de la croissance simultanée de la population.

Actuellement la demande mondiale d’énergie croît de 2 % par an en moyenne. Elle a tendance à ralentir dans les pays industrialisés, mais augmente dans les pays émergents. En France, après plusieurs décennies d’augmentation, la consommation d’énergie tend à se stabiliser depuis quelques années. Ce constat est également vrai pour la consommation d’électricité.

 

Alors qu’elle était inférieure à ses voisins allemands et anglais dans les années 1960 et 1970, la consommation d’électricité par habitant a continué à croître en France dans les années 1980, 1990 et 2000. Elle est aujourd’hui l’une des plus élevées d’Europe.
Cette consommation par habitant inclut les consommations domestiques mais également celles des secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des transports et du tertiaire.

Faire face à ces enjeux : La démarche négaWatt